Début 2020, l’économie française était plus attractive que jamais. En 2019, la France est devenue le pays d’Europe qui accueille le plus d’investissements directs étrangers. La France est la 1re destination européenne des investissements allemands en 2019. Les investisseurs allemands comptent 2 500 entreprises et 320 000 emplois dans l’Hexagone.

Avant la crise sanitaire, la perception des investissements allemands étaient très favorables au 1er trimestre 2020. 92 % des entreprises allemandes implantées en France jugeaient leur chiffre d’affaires d’avant crise « satisfaisant » ou « bon », soit 5 points de plus qu’en 2018.  45 % des répondants ont enregistré une hausse de leurs bénéfices en 2019. 81 % d’entre eux étaient satisfaits des résultats de leur entreprise.

Les investisseurs allemands ont été durement frappés par la crise de la COVID-19. 90 % des répondants déclarent avoir enregistré une chute de leur chiffre d’affaires. 17 % des entreprises répondantes ont dû cesser totalement leur activité pendant le confinement. Mais les aides rapides du gouvernement français aux entreprises sont saluées par les entreprises allemandes. Les dirigeants saluent le système d’activité partielle, les prêts garantis par l’État et les possibilités de décalage de trésorerie, parfois même, considérés comme plus efficaces qu’en Allemagne. Un dirigeant sur cinq déclare garder le même plan d’investissement qu’avant la crise et un sur trois garde le même plan d’embauches. Après un relatif retour à la stabilité en 2021, les investissements et embauches devraient reprendre à l’horizon 2022.

Si la France reste la destination préférée des investissements directs allemands, elle le doit à ses atouts fondamentaux : la taille de son marché intérieur, la formation de ses ingénieurs et la compétence de sa main d’œuvre, ses infrastructures, le Crédit Impôt Recherche, et, tout particulièrement, l’innovation et la créativité qui ont donné naissance à de nombreuses pépites technologiques.

Seul bémol dans ce panorama, la lourdeur réglementaire, les charges sociales et la fiscalité qui pèsent sur l’activité. Certains investisseurs attendent plus de clarté des réformes et une vision à long-terme sur les changements à venir.

Pour plus d’informations, consultez l’étude complète

Recherche

Entrez votre recherche et appuyez sur la touche Entrée pour valider